C’est une joie immense d’accueillir avec bienveillance ce petit être mais parfois on ne porte pas d’importance au placenta qui a servi de matrice à notre bout de chou. Or il est à reconsidérer la valeur symbolique de cet organe. Souvent les mères ne savent même pas ce qu’il devient après la délivrance. Il est parfois racheté par des laboratoires cosmétiques pour fabriquer des crèmes. Dans certaines culture, il est mangé par la mère ou utilisé à des fins occultes pour mettre une influence sur le devenir de nourrisson.

La valeur symbolique du placenta est importante à connaître. Il est porteur de toutes les mémoires familiales, il a été pendant 9 mois la matrice protectrice du foetus. Il transmet les héritages transgénérationnels. Lorsqu’on examine le réseau veineux du placenta, on peut distinguer un arbre. C’est l’ancrage spirituel de l’enfant à sa famille de sang.

L’enfant garde en mémoire dans son inconscient la valeur symbolique de son enveloppe protectrice. A ce jour, je travaille avec mes patients avec cette symbolique pour les relier à leur arbre généalogique, pour renforcer leur ancrage. Nous travaillons à neutraliser les mémoires transgénérationnelles. Comment ? En les accueillant sans jugement de valeur, en permettant le processus du pardon de venir nettoyer toutes les blessures émotionnelles occasionnées par des secrets familiaux, des actes coercitifs, des comportements toxiques, des exclusions ….

Le placenta est donc un élément majeur dans la construction émotionnelle de l’enfant et donc de l’enfant intérieur de chacun d’entre nous. Le rattacher à cette empreinte maternelle peut l’aider à renforcer son sentiment de sécurité et on peut accéder par ce moyen à ces mémoires transgénérationnelles.

Avec douceur et bienveillance

Sabine-Hoa

L’enfant n’est pas un terrain vierge comme on pourrait le croire au premier abord. Il est le réceptacle de nombreuses mémoires familiales mais aussi transpersonnelles. C’est-à-dire, il possède des mémoires qui vont au-delà que l’on ne peut imaginer. C’est une âme qui a vécu de nombreuses expériences avant d’avoir « choisi » ce corps, ces parents, cette famille. C’est un complexe entremêlé de mémoires corporelles mais aussi culturelles. Chaque cellule de son corps garde en elle la mémoire des coups, des accidents, des maladies qu’il a pu vivre tout le long de son processus. C’est pourquoi certains enfants ont des marques sur leur corps, plus les corps successifs ont souffert, plus son corps sera un terrain privilégié aux maladies ou aux accidents, son incarnation peut être difficile mais c’est toujours dans le but de progresser et de nettoyer toutes les injustices qu’il a subies. Son âme possède aussi toutes les mémoires des vies successives, acceptées ou non. Il y a parfois des rancoeurs, des peurs, de la honte, des culpabilités, des colères, des actes répréhensibles qu’elle ne s’est pas pardonnée… Son âme est déjà peut être bien chargée dans l’inconscient de ce petit bambin.

Les parents de cet enfant pensent qu’il doit correspondre à ce qu’ils attendent de lui. Il doit être sage, obéissant, intelligent et posséder toutes les qualités du monde et surtout ne pas avoir de problématiques ni physiques ni intellectuelles. Il le conditionne ou le formate alors à une image fantasmée qu’ils ont en eux. Leur intention est bonne au départ, ils désirent au plus profond d’eux qu’il soit heureux et qu’il s’épanouisse. Ils se réfèrent donc à ce qu’ils connaissent et ils renforcent inconsciemment les mémoires familiales existantes de leur enfant. Celui-ci peine donc de mettre en place sa propre identité. Il va chercher à s’identifier au plus près aux modèles existants déjà en lui.

ll y a aussi un autre aspect qu’aucun psychologue classique ne se permettra de dévoiler par peur d’être traité d’insensé, mais je me risque de l’aborder. Lorsque des enfants se sont faits opérer avec une anesthésie générale, ils peuvent avoir accueilli une âme errante, c’est à dire une personne qui vient de mourir et qui ne savait pas où aller car son taux vibratoire n’était pas assez haut pour continuer son chemin vers la lumière, son âme recherchait un corps et elle a pu s’infiltrer en lui car il dormait et son esprit ne le protégeait plus. A lire les « les âmes possessives » d’Edith Fiore (http://www.editions-tredaniel.com/les-esprits-possessifs-p-3610.html). Il y a donc une autre personnalité en lui qui veut s’exprimer au travers de lui et parfois l’enfant est accusé d’un comportement étrange mais parfois c’est cette personnalité qui se sert de son corps pour vivre ses propres instincts. L’enfant peut changer de personnalité et être traité de schizophrène alors que c’est une autre énergie qui l’oblige à agir de cette manière… Un thérapeute spécialisé en hypnose spirituelle ou une personne dotée d’un don de clairvoyance peut aider à discerner cette problématique.

Une autre façon de se laisser investir par des âmes errantes ou autres entités spirituelles, c’est de jouer au table ouïja : https://journal-d-une-demonologue.fr/la-planche-oui-ja-un-objet-demoniaque, au table tournante http://spirits2mirabeau.canalblog.com/archives/2011/10/27/22486665.html, s’amuser avec un pendule divinatoire http://www.wemystic.fr/guides-spirituels/dangers-pendule-divinatoire/ . Appeler les esprits juste pour s’amuser est extrêmement dangereux. L’identité de l’enfant peut complètement changer et celui-ci est soumis à des angoisses incontrôlées, à des comportements complètement hors normes. D’où la vigilance des parents à expliquer au plus vite les dangers de ces jeux spirites ou occultes.

Comment dois-je faire alors pour aider mon enfant à créer son identité ?

  • Je ne le compare pas à aucune personne de la famille en bien ou en mal, pour qu’il ne soit pas tenter de s’identifier à lui
  • Je ne fais pas référence aux défauts d’un membre de la famille (tu es bien comme ton père ou comme ton oncle…!)
  • J’observe ces facilités, ces difficultés et je l’amène à accepter les deux sans jugement de valeurs.
  • Je cherche à comprendre avec lui ce qui le bloque ou ce qui l’amène à s’identifier à un groupe ou à une certaine personne
  • Je laisse aussi mon conjoint à participer à la construction de l’enfant et je lui fais confiance, il a besoin de ses deux parents car leur accompagnement est complémentaire
  • J’unifie avec mon conjoint mes paroles et mes actes pour ne pas qu’il y ait de contradiction ou d’incohérence entre nous ainsi il n’y aura pas de confusion chez l’enfant et celui-ci n’en profitera pas pour manoeuvrer à sa guise les adultes…
  • Je l’aide à s’affirmer tout en sachant poser mes cadres de protection et le territoire imparti à chacun
  • Je l’aime tel qu’il est, intellectuellement, émotionnellement et son physique sans condition
  • Je l’encourage mais je ne mets pas en exergue ses qualités ni ses compétences et je n’exècre pas ses défauts
  • Je n’exerce pas de contrôle mental sur lui, je n’exerce pas de chantage affectif sur lui par le biais de la violence, de la religion ou de la vengeance personnelle
  • Je lui apprends à ne pas se juger, à s’accepter avec bienveillance et douceur, à bien se parler
  • Je lui montre les dangers du spiritisme sans le terroriser, lui montrer qu’il existe des parasites (poux, puces…) mais aussi des parasites d’une autre espèce, d’une autre vibration qu’on ne voit pas mais qui existent bel et bien.
  • Je lui demande pardon si je l’ai blessé et je lui montre comment pardonner par la douche du coeur (à écouter vraiment https://www.youtube.com/watch?v=b-ygOtWw8Kc&list=PLpGaq9bt9bi_FOEAuyDmYlNh9WZ7LsK8Q).
  • Je le béni tous les jours au nom de la Source de l’amour inconditionnel et l’entoure d’une lumière de protection et je lui montre comment opérer lui-même quand il est en âge de comprendre cet aspect spirituel.
  • Je lui montre ainsi mon amour inconditionnel envers ce qu’il est et non envers ce qu’il fait

A partir de ces facteurs favorisants, l’enfant va pouvoir accomplir son chemin, à savoir nettoyer ses mémoires intérieures et se réconcilier avec elles. Son mental sera apaisé. Il pourra aussi guérir son corps de souffrance car il aura appris à l’accepter tel qu’il est et à l’aimer. Il pourra en toute légitimité construire sa propre identité sans que son mental et ses émotions inconscientes l’empêchent d’y accéder.

Un enfant est curieux de base. Il aime découvrir, chercher, expérimenter alors si à l’école, il rechigne à apprendre, c’est qu’au fond de lui, il ne comprend pas le sens de ce qu’on lui demande ou que l’on n’a pas été assez attentif à ses spécificités. Certains enfants sont plus visuels, kinestésiques, d’autres auditifs, et la pédagogie d’apprentissage ne lui correspond pas toujours. C’est pourquoi certaines écoles (Steiner, Montessori et d’autres) utilisent d’autres méthodes pédagogiques.

L’enfant perçoit l’apprentissage comme un jeu, si l’adulte l’oublie, il passe à côté de l’essentiel.

Le jeune enfant désire avant tout expérimenter, vivre l’apprentissage comme une chasse au trésor et non comme une contrainte et un objectif de note.

Autrefois, les élèves devaient se surpasser car ils étaient classés en fonction de leurs résultats, ils étaient soit mis à l’honneur soit traités de paresseux ou mettaient u bonnet d’âne et mis au fond de la classe. Les instituteurs n’hésitaient pas à les frapper ou à les humilier devant toute la classe. Devenus adultes, ils en gardent encore des traces traumatiques et ont peur de l’échec ou ressentent des blocages lorsqu’ils doivent démontrer leurs compétences.

Dans les pays asiatiques notamment, les élèves sont sur-sollicités pour avoir les meilleurs résultats et aller dans les meilleures écoles. Ceux qui sont moins bons sont exclus. En France dans certaines écoles privées, il existe aussi ce type de pédagogie basée sur la compétition et l’élitisme.

Les conséquences peuvent être dramatiques : burn-out, tentatives de suicides… mise en échec, découragement, estime de soi affaiblie, perte de confiance en soi, blocage, peur de ne pas à la hauteur, peur de décevoir, auto-sabotage…

Si l’enfant est en difficulté scolaire : se poser ces quelques questions pour déterminer l’origine de ses difficultés.

  • De son environnement : est-il un bouc émissaire ? Se moque t-on de lui ? Vit il un harcèlement scolaire ?
  • De quoi a t-il peur ?
  • Quelles sont les origines de sa colère, de ses pleurs ?
  • De ses capacités physiques : voit-il bien ? Entend-il bien ?
  • Sur le niveau d’exigences qu’il reçoit de ses parents, de ses professeurs…
  • Est-il comparé à sa fratrie ?
  • Sur ses spécificités émotionnelles : est-il un hypersensible ? un HPE ? ces enfants ont une autre façon de penser et de traiter les apprentissages. Ils se perdent souvent dans les détails, ils veulent prendre tout en considération, ils se posent mille questions…
  • Sur ces spécificités intellectuelles : que préfère t-il apprendre ? Qu’est-ce qui nourrit son intellect ?
  • Sur ses spécificités motrices : est-il maladroit ? Se sent-il en difficulté dans la cohérence de ses gestes…
  • Sur ses compétences naturelles : dons artistiques, dans le dessin, musique, gym…)

Les parents dressent une liste et l’analyse sans juger leur enfant. Ils vont le motiver en considérant tous les points cités, l’écouter et en parler avec lui. La motivation c’est son moteur. Il doit prendre plaisir, non pas à faire plaisir aux autres mais se faire plaisir dans son apprentissage.

Les cris, l’énervement, les punitions, les paroles blessantes voire humiliantes renforcent chez lui la contrainte et le découragement, le sentiment d’impuissance. Il ne cherchera plus à comprendre et se mettra tout doucement en auto-sabotage en étant convaincu qu’il est nul.

Un environnement avec des cadres respectueux, dans le calme et la bienveillance renforce chez l’enfant son désir d’apprendre et de persévérer. Cela renforce sa créativité et sa recherche d’apprendre à sa façon à lui.

En conclusion, un enfant apprend avec plaisir lorsqu’il se sait respecter dans ses compétences et dans ses spécificités. Les notes ne sont pas l’essentielles, elles servent de thermomètres pour savoir si l’enfant a besoin d’aide la mieux appropriée à son individualité. Les enfants ne pas là pour rassurer les parents, ceux-ci les aident seulement à les mettre sur le chemin de la Vie… après c’est avec leur créativité qu’ils dessineront leur destinée.

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